Comment choisir son blaireau de rasage : taille, touffe, manche

Pour choisir son blaireau de rasage, regardez d'abord la touffe : sa matière, sa taille, sa fermeté. Le manche vient après, et la couleur en dernier. Un bon blaireau charge le savon sans effort, monte la mousse en une minute et se rince facilement. Un mauvais perd ses poils, sent l'humidité ou reste mou comme un pinceau. Voici les critères dans l'ordre où nous les regardons à l'atelier.

1. La matière de la touffe

C'est le premier choix, et il conditionne tout le reste. Le poil de blaireau est doux et garde beaucoup d'eau. Le sanglier est plus raide et demande un rodage. La fibre synthétique est prête immédiatement, sèche vite et ne retient pas l'humidité. Nous avons comparé les trois en détail dans blaireau synthétique ou poil naturel.

Pour un premier blaireau, ou pour un rasage quotidien en semaine, nous conseillons la fibre. C'est d'ailleurs la seule que nous fabriquons.

2. Quelle taille de blaireau choisir ?

La taille d'un blaireau se lit sur deux mesures : la largeur de la touffe à sa base (le « nœud ») et sa hauteur au-dessus du manche. Les fabricants français l'expriment souvent par un numéro de taille. Attention, cette numérotation n'est pas la même d'une maison à l'autre : un « 12 » chez l'un ne correspond pas forcément au « 12 » d'un autre. Fiez-vous plutôt aux mesures en millimètres quand elles sont indiquées.

En pratique :

  • une touffe étroite est précise. Elle passe bien sous le nez et autour de la bouche, charge moins de savon d'un coup et convient aux visages fins ou aux contours de barbe ;
  • une touffe large couvre vite les joues et le cou, prend plus de savon, mais demande un peu plus de produit et de rinçage ;
  • entre les deux, une taille moyenne fait tout correctement. C'est celle qu'on recommande pour commencer.

Nos blaireaux mesurent 105 mm au total, avec une touffe de 56 mm, ce que nous appelons une taille 12. C'est un format polyvalent, adapté à un rasage complet comme à l'entretien d'une barbe.

3. Touffe haute ou touffe basse : la fermeté

À diamètre égal, une touffe haute est plus souple. Elle s'étale, caresse le visage et retient la mousse. Une touffe basse est plus ferme. Elle « travaille » le savon et masse davantage la peau, ce qui aide à redresser les poils avant le passage de la lame.

Si vous utilisez un savon dur, cherchez une touffe avec du ressort. Si vous préférez une crème ou un savon tendre, une touffe plus souple suffit. Notre fibre « Pur Gris » a été choisie pour sa fermeté : elle charge bien un savon comme notre savon à barbe au karité, sans être agressive.

Un test simple en magasin : appuyez la touffe sur le dos de la main. Si elle s'écrase sans revenir, elle sera molle sur le savon. Si elle pique, elle sera inconfortable sur une peau sensible.

4. La forme de la touffe

La plupart des blaireaux ont une tête arrondie, dite « en bulbe ». C'est la forme la plus facile : elle concentre la mousse au centre et se pose bien sur le visage. Les têtes plus plates, en éventail, s'étalent davantage et conviennent à ceux qui montent la mousse dans un bol. Pour débuter, prenez une forme arrondie.

5. Le manche : matière, poids, prise

Le manche se juge en main. Il doit être assez long pour que vos doigts ne touchent pas la mousse, et assez lourd pour donner de l'assise au geste sans fatiguer le poignet.

La matière compte surtout pour la durée de vie. Le bois est chaleureux mais craint l'eau stagnante s'il n'est pas bien verni. La corne et les matières naturelles demandent du soin. La résine ne craint ni l'eau ni le savon : c'est pour cela que nous l'avons retenue pour nos manches, en ivoire, noir ou gris nacré.

Regardez aussi la jonction entre la touffe et le manche. Elle doit être propre, sans jeu, sans trace de colle. C'est là que se fait le travail du brossier : chez nous, chaque touffe est montée de façon traditionnelle par un maître-brossier, dans nos ateliers en France.

Ce qui compte moins qu'on ne le pense

La couleur du manche est une affaire de goût. Elle ne change rien au rasage. Le prix, au-delà d'un certain seuil, paie surtout la rareté du poil ou du matériau du manche, pas la qualité de la mousse. Et un blaireau très gros n'est pas un blaireau « plus pro » : il demande plus de savon et sèche moins vite.

Un support, en revanche, est utile. Il permet de faire sécher le blaireau tête en bas, ce qui protège la base de la touffe. Nos modèles sont livrés avec un support en plexi.

Nos blaireaux en un coup d'œil

Modèle Fibre Manche
Blaireau ivoire Pur Gris (ferme, avec du ressort) Résine ivoire
Blaireau noir Pur Gris Résine noire
Blaireau gris nacré Pur Gris Résine gris nacré
Blaireau gris nacré fibre grise Fibre synthétique grise Résine gris nacré

Tous mesurent 105 mm, avec une touffe de 56 mm, et sont vendus 22,90 € avec leur support. Si vous voulez une touffe ferme qui se rapproche du poil naturel, partez sur la fibre Pur Gris, par exemple le blaireau noir Pur Gris. Le reste est une question de goût. Toute la gamme est dans la collection blaireaux de rasage.

Questions fréquentes

Un blaireau neuf perd ses poils : est-ce normal ?

Quelques poils lors des premiers rasages, oui. Ce sont des fibres mal tenues qui partent au rinçage. Si la perte continue après deux ou trois semaines, la touffe est mal montée.

Combien de temps dure un blaireau ?

Cela dépend surtout de l'entretien. Rincé à l'eau tiède, égoutté et séché tête en bas après chaque usage, un blaireau en fibre garde sa forme très longtemps. Le gros ennemi, c'est l'eau qui stagne à la base de la touffe. Voir nos conseils d'entretien.

Faut-il un bol à raser ?

Non. On peut monter la mousse directement sur le visage. Le bol aide si vous aimez préparer une grande quantité de mousse ou si vous rasez une barbe épaisse. La méthode est expliquée dans notre guide du rasage humide.

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